L'EGLISE


La commune de Noyales possède une église dédiée à Sainte Geneviève, sa longueur intérieure est de 28 mètres. Elle appartient au style de la Renaissance et date de 1701. Elle a deux vitraux modernes représentant l'un l'Annonciation et l'autre le Couronnement de la Sainte Vierge.


Les actes de l'état civil commencent en l'année 1669. La plus ancienne délibération de l'assemblée municipale remonte au 2 mars 1788. Un procès-verbal du 14 juillet 1790, inscrit au verso du folio 38 du registre de cette année, mentionne que les officiers municipaux et les citoyens de Proix ayant témoigné le désir de se réunir à ceux de Noyal pour « la Feste de la Confédération générale », ces derniers ont acquiescé à ce désir dans "l'intention de continuer et d'accroître, s'il était possible, l'union qui régnait entre les deux paroisses". Qu'à ce sujet un autel a été élevé par les soins des deux municipalités dans une prairie située entre les deux territoires, et que ledit jour, à onze heures du matin, les officiers municipaux et les habitants des deux paroisses "se sont rendus processionnellement "

A cet endroit où une messe basse fut dite par M. Bonneterre, curé de Noyal. Après quoi ils ont prêté le "serment civique demandé", ainsi que la garde nationale et son commandant M. de Raveneau. Le retour à l'église s'est fait "au chant du Tedeum" et le reste de la journée s'est passé "en feste, sans aucun trouble"

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LES VITRAUX


SCENES DE LA VIE DE SAINTE GENEVIEVE

Ensemble de 3 verrières composées d’une scène centrale entourée de motifs décoratifs de même tonalité. Les scènes, réalisées en verre antique, intègrent de nombreux cabochons et morceaux de verre en fort relief, retaillés pour faire jouer la lumière.

La scène de la verrière 0 représente Sainte Geneviève, de profil, devant le roi Childéric Ier assis sur son trône, demandant la grâce de plusieurs hommes qui se trouvent derrière elle, les poignets attachés par des cordes ou des chaînes.
Sur la verrière 1, on voit en arrière-plan, Sainte Geneviève, de face, les mains levées ; au premier plan plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants symbolisant le peuple de Paris) accompagnées d’un chien, prient debout ou à genoux. En 451 Sainte Geneviève affirme aux parisiens que s’ils font pénitence, Attila et ses Huns n’assiégeront pas la capitale.
Sur la verrière 2, Sainte Geneviève, debout, distribue du pain à des Parisiens, hommes et enfants qui tendent les mains vers elle, tandis qu’au premier plan est allongée une femme, morte de faim. A l’arrière de la scène est représenté le bateau qui a servi à transporter les vivres. Entre 486 et 496 au cours du siège de Paris par ClovisSainte Geneviève parvient a ravitailler la cite

Ce vitrail est du au généreux dévouement des paroissiens de Noyales le 8 juillet 1951.

Ensemble homogène de verrières créées par l’atelier du peintre-verrier parisien Carl Mauméjean de 1948 à 1949, pour les verrières des baies 1 et 2. Ces deux verrières ont été bénites en même temps que les verrières de la nef en juillet 1949. D’une correspondance entre le peintre-verrier et l'atelier, il ressort que, dès l’origine, 4 verrières avaient été prévues dans le chœur, pour lesquelles il aurait fallu déboucher 2 baies obturées. Ce travail ne fut fait que pour la baie d’axe, commandée en 1951, et vraisemblablement posée en 1952.

 

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STATUE « LA VIERGE A L'ENFANT

L'œuvre est en calcaire monolithe et a gardé localement des traces de polychromie. Le revers de la statue présente un aspect légèrement creux, un étrier métallique a été scellé afin de fixer la statue à l’arrière.

La Vierge tient de sa main droite une fleur, l’Enfant Jésus tient de sa main droite un petit oiseau qui lui pince la main gauche.

L’œuvre a été restaurée ; traces de peinture

Traces de polychromie et de peinture dorée dans les creux des plis des vêtements de la Vierge et de l’Enfant. Le bras droit de la Vierge est une restauration, tout comme la tête de l’Enfant Jésus et de la Vierge.

La statue, reprenant l’iconographie de la Vierge de tendresse, date probablement du 14e siècle, comme en témoigne son léger déhanchement et le traitement des plis. Elle s’inscrit dans le courant des créations réalisées alors à Paris et en Ile-de-France. Des traces de polychromie, peut-être originelle, sont partiellement visibles en certains endroits des plis des vêtements de la Vierge. Les têtes de la Vierge et de l’Enfant Jésus sont des restaurations du 19e siècle, à une date inconnue, sans que l’on sache si, il s’agit de créations ou du remplacement d’éléments endommagés.En 1926-27, elle est mise à l’extérieur de l’église. Elle y est replacée en 1967-68. La statue a longtemps été déposée dans l’église paroissiale de Macquigny, où est désormais conservée une copie moderne de l’œuvre. La statue, en particulier le bras droit, a été restauré dans l’Essonne à une date inconnue.

Inscrit au titre objet le 24 septembre 1980

Vierge à l’Enfant, statue pierre calcaire : les têtes de la Vierge et l’Enfant ont été reportés au 19e siècle. Le reste de la sculpture semble être antérieur 16e siècle.


L' AUTEL

L’autel est composé d’une base de colonne de forme carrée, d’un tambour circulaire puis d’un chapiteau à décor de feuillage qui supporte la table d’autel rectangulaire. La colonne est en pierre calcaire de couleur beige monolithe, la base et le chapiteau comportent un décor en relief dans la masse. La table d’autel moderne est en pierre calcaire blanche.

La base carrée est ornée de crochets à ses angles, le chapiteau comporte une série de trèfles.

De la colonne originelle ne subsistent que trois éléments remployés. Il manque la moitié arrière de la base qui a été coupée afin de permettre l’installation de l’autel à cheval sur les deux marches formant l’entrée du sanctuaire.

Cet autel est formé du réemploi d’éléments d’une colonne de l' église abbatiale de Bohéries, sur la commune voisine de Vadencourt. Leurs caractéristiques stylistiques et formelles permettent de les dater du 12e siècle. Ces éléments ont été eux-mêmes trouvés sur le site du château de Noyales, où ils avaient été probablement amenés à la suite de la destruction de l’abbaye suivant la période révolutionnaire. Donnés en 1990, ils ont été adaptés à la nouvelle fonction qui leur a été dévolue : la base a été coupée afin de permettre leur mise en place sur l’emmarchement du sanctuaire. La table d’autel moderne a été fabriquée sur place.